UN NOUVEAU REGARD SUR LA POESIE
Que dire de la tendresse partagée - Que dire de la Beauté ressentie
CE QUE VOIENT NOS YEUX
POESIE
Dans la littérature, si le roman captive par d’innombrables histoires, il est un récit inventé du début à la fin. Et souvent une fois lu, il est abandonné. L’histoire ? on la connaît, on n’y reviendra plus !
La poésie est libre. On la jette en l’air, on lance des mots choisis, comme on jette en l’air des miettes aux oiseaux.
Chacun prend ce qu’il veut, mais le peu qu’il a pris, il s’en nourrit déjà en toute liberté. Et souvent il arrive qu’on reste sur sa faim. Non content de la lire, on désire la savoir et au-delà du livre tout en la récitant c’est alors que le temps est venu de la savourer.
Dans la littérature, la poésie est ce pain, ces fragments du vécu que l’on offre en pâture à ceux qui la saisissent. Elle n’a pas toujours attiré les foules, mais aujourd’hui pourtant dépouillée de ses rimes, délivrée des règles d’un passé révolu : Elle revit.
Revue et corrigée le quotidien s’empare de notre poésie. Elle fait naître le « RAP », elle peut changer de nom et maintenant c’est le « slam » et tous passent sur scène.
Collé à la peau, le langage délivre, console, pour celui qui soudain se révèle au public dans son intimité. Un mouvement vient au jour aujourd’hui, maintenant : La parole surgit dans la rue, réelle, cruelle, ivre de douceur ou de paix, dans toute sa vérité.
Le monde a trop souffert et pour se faire entendre nos jeunes n’ont pas peur, ils ont choisi la rue. Il faut les écouter, le passé est passé, le présent est à eux, c’est ça la poésie : une immense émotion.
Si l’on sait s’en servir, de morte qu’elle était, on la retrouve vivante. On s’est emparé d’elle. Toute une génération descendue dans la rue revendique, pacifique des mots brûlants, criants, où il faut tout entendre d’un monde qui veut changer.
LE SOLEIL LA NUIT SE COUCHE SUR L'OCEAN DE NOS VIES
